Mathias Van de Walle

Tête chercheuse, Mathias van de Walle, imagine des objets malins qui donnent du charme au quotidien.

Derrière l’esthétique épurée et intemporelle chère au jeune designer belge, se cachent des heures d’expérimentations. En quête perpétuelle de nouveaux systèmes ingénieux qui impriment leur modernité à ses créations, Mathias van de Walle rend la géométrie variable grâce à son travail rigoureux et minutieux. Dépliable, encastrable ou modulable, le design de Mathias van de walle révèle sa fantaisie et son côté pratique dès la première utilisation. En 2013, alors qu’il est encore étudiant, le jeune designer se fait connaître avec « Clicq’ Up » un seau à Champagne portable pour Veuve Clicquot qui s’inspire de l’art ancestral japonais du pliage, ou Origami. Devenu Maître en matière de design pop up à tout juste 31 ans, il marque chacune de ses nouvelles collaborations avec des marques de renommée internationale, de l’identité qui lui est propre. Oeil malicieux et allure juvénile, si Mathias van de Walle, auteur de la designerbox#20 ne se prend visiblement pas au sérieux, il est on ne peut plus scrupuleux quand il s’agit de son travail.

 

 

De son atelier bruxellois, où il passe le plus clair de son temps à dessiner et mettre au point ses objets, le jeune designer belge s’accorde un bref répit, le temps de retracer pour nous son parcours jalonné de belles rencontres et de grands succès. Du haut de ses 31 ans, Mathias van de Walle se remémore ses premiers émois liés à l’objet : « J’ai passé une grande partie de ma petite enfance dans le grand manoir rempli d’objets en tout genre de ma grand mère, l’endroit me fascinait et je pense que c’est là que tout a commencé. Ensuite, j’ai vite commencé à bricoler mes propres cabanes, mes arcs et mes flèches dans le garage de mon père… ». Rien n’emportera la passion juvénile puisque Mathias décide de suivre des études au « College of Architecture and Design » de Bruxelles, où il progresse au contact de grands noms du design international tels que « Charles Kaisin, Pol Kadenns, ou encore Fabiann Vanseverren ». Au cours de ses études, le « déclic » se fait avec la découverte du travail des frères Bouroullec « la rencontre a été décisive : ils ont une simplicité magnifique et en même temps une identité très reconnaissable. J’aime le fil conducteur qui relie tous leurs travaux ».

Dès lors, Mathias travaillera à marquer de son empreinte chacune de ses créations, en imprégnant chaque objet de la « simplexité » qui lui est chère : « Mon but est toujours de produire un design économique avec un minimum de matériaux, une simplicité de réalisation afin de faciliter au mieux la production. Le travail pour arriver à ce résultat est long et fastidieux, il demande des heures de recherche, c’est pour cela que je parle de « simplexité ». Rigoureux et mathématique, le jeune designer a trouvé sa voie : fournir des objets malins qui donneront du charme au quotidien. S’il est depuis longtemps sorti du garage paternel, il continue de « bricoler » et d’expérimenter dans son atelier, s’amusant des figures géométriques, pour créer des objets et ustensiles astucieux. Avec « Egg cup », un coquetier en PVC pratique et intelligent réalisé alors qu’il est encore étudiant, il trouve ses marques et récidive avec un seau à champagne pliable inspiré de l’Origami. En 2010, « Clicq’ Up », présenté au salon satellite de Milan qui expose les jeunes designers prometteurs, est repéré et adopté par Veuve Cliquot, marquant ainsi un tournant dans la carrière professionnel du designer. Figure désormais incontournable de la jeune garde du design, Mathias van de Walle signe des pièces à l’esthétique minimale pour des marques telles que Linadura, Liparus ou encore Bollia : « je déteste tout ce qui est bling bling ou trop tendance, et qui est par essence voué à disparaître. J’aime l’idée d’intemporalité dans le design ». Une intemporalité qui rime pourtant avec modernité : objets pop-up ou modulables, l’épure du designer cache toujours une astuce, fruit de longues heures d’expérimentation.

 

 

Tête chercheuse et nature joueuse, Mathias van de Walle a tout de suite accepté de relever le défi designerbox. « J’adore le concept, que je connaissais avant que l’on me contacte : c’est un challenge osé de réaliser un objet avec de telles contraintes de taille et de prix ». Pour la designerbox#20, il imagine Hooks, un porte manteau marqué de la « simplexité » chère au designer. Lignes pures et bois brut, Hooks s’inspire du mécanisme du livre pour se déployer et se positionner à l’envie sur un mur, à plat ou en angle. Dès lors et de par sa nature modulable, l’objet quotidien offre de multiples possibilités : « On peut l’installer dans une salle de bain pour y suspendre des bijoux. Il a aussi un petit côté animal, on peut donc très bien l’imaginer dans une chambre d’enfant par exemple…» ; souffle son auteur, laissant aux abonnés le soin de choisir l’option qui leur convient le mieux…

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